Bibliothèque / Aesop’s Fables

Le Laboureur et le Serpent

Une fable attribuée à Aesop

Le Laboureur et le Serpent

Un serpent avait fait son repaire près du porche d’un cottage, où il infligea une morsure mortelle au fils en bas âge du Cottager. Accablé par cette perte tragique, le père résolut de tuer le serpent. Le lendemain, lorsque le serpent sortit de son trou à la recherche de nourriture, il saisit sa hache. Cependant, dans sa précipitation, il frappa trop vite et manqua la tête du serpent, ne coupant que l’extrémité de sa queue.

Après quelque temps, le Cottager commença à craindre que le serpent ne le morde également. Dans une tentative de faire la paix, il plaça du pain et du sel à l’entrée du trou du serpent. Le serpent, sifflant légèrement, répondit : « Il ne peut désormais y avoir de paix entre nous ; car chaque fois que je te verrai, je me souviendrai de la perte de ma queue, et chaque fois que tu me verras, tu te rappelleras la mort de ton fils. »

Cette rencontre sert de rappel que personne n’oublie vraiment les blessures en présence de celui qui les a causées.

La morale
Les blessures et les griefs peuvent créer des fissures durables qui empêchent une véritable réconciliation.

Questions de discussion

  1. Quelles émotions motivent les actions du père envers le serpent ?
  2. Pourquoi est-il difficile pour les deux personnages de se réconcilier malgré les tentatives de paix ?
  3. Comment cette histoire peut-elle s'appliquer aux conflits ou griefs modernes ?

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Bonne nuit.

Demain soir: Le Renard et la Cigogne